(Je t’invite à lire la partie 1 ici si tu l’as loupé. Elle date de 2021).

5 années se sont écoulées depuis mon dernier article sur le sujet. On pourrait croire que l’histoire a eu une fin heureuse, mais elle est toujours en cours. Je pense qu’il faudra que je te fasse une partie 3 pour les conclusions de ces 5 dernières années.

En 2022, j’étais au Royaume Uni, et un énième frottis est venu confirmé la présence du papillomavirus et de la dysplasie de Haut Grade. Sauf que je suis en post partum, je ma familiarise avec un nouveau pays, je laisse couler malgré les relances de l’hôpital des femmes de la ville dans laquelle je vis. A force de repousser, même si je fais attention à soutenir mon système immunitaire, je me retrouve un beau matin de Mai 2024 dans une salle de chirurgie à l’hôpital des femmes pour une conisation. La procédure s’appelle LEEP outre manche. Je ne suis pas dans un bloc opératoire, mais dans un cabinet de médecin très coloré, rien ne laisse à penser que c’est une procédure chirurgicale. Je ne suis pas sous anesthésie générale (ma hantise). On m’injecte une forte dose de propofol et pendant 25 minutes je me retrouve en tachycardie, sous surveillance cardiaque pendant que la gynécologue procède à la conisation. J’ai eu une anesthésie locale. En termes de douleurs, on est plutôt bien. La docteur et les deux infirmères me laissent boire un verre d’eau et je prends ma voiture pour rentrer chez moi (je sais c’est un peu choquant, mais avec 5 enfants à la maison, j’étais seule et je devais me débrouiller).

Malheureusement je ne recevrai jamais les conclusions de cette procédure puisque je dois, encore une fois, démanger ailleurs. Lieu où je passe un an et durant lequel je n’ai aucun suivi gynécologique. Si ce n’est un, en France, où je rentre parce que je m’inquiète un peu pour ma santé.

On arrive en Juillet 2025. Retour à l’hôpital qui m’avait prise en charge dès le début de la découverte du HPV, il y a 6 ans en arrière. Frottis. Revient comme d’habitude avec du HPV 16. Je fais une enième colposcopie ( procédure qui dure une dizaine de minutes, on vaporise un produit type vinaigre et un colorant pour révéler la zone contaminée°. Prélèvement. 15 jours après. Le verdict tombe. Ma conisation n’a pas eu les résultats escomptés, Les dyplasies de haut grades sont de retour. Je propose à la gynéco de me laisser un mois pour faire un protocole naturopathie. Bien qu’il soit quasiment impossible de guérir spontanément d’un CIN3. Ce n’est plus uniquement une question de système immunitaire. Il s’agit de cellules pré cancéreuses dans le col de l’utérus.

Je me fais mon protocole naturopathie, qui inclus, entre autres, des champignons adaptogènes en grosses quantités.

Retour fin août à l’hôpital. Je fais une nouvelle colposcopie. Des fois qu’un miracle ce soit produit. Rien n’a évolué dans un sens ni de l’autre. En revanche une partie du col est en reconstruction sans mauvaises cellules. C’est déjà ça.

On programme une conisation en Octobre. Ma peur a raison de moi. J’annule. Et puis j’ai des milliers de choses à gérer, plein d’épreuves qui s’accumulent, une périménopause qui fait des siennes. La médecin me laisse un délai. Elle me propose de me revoir au début de la nouvelle année. Rendez-vous début Janvier avec l’anesthésiste pour une intervention chirurgicale une semaine après. Coup de théâtre. La gynécologue chargée de ma chirurgie doit annuler et reporte tous ses rendez-vous pour le mois d’après.

Février 2026 : C’est le jour J. J’ai été programmé pour une conisation sous anesthésie locale. C’est une procédure qui se fait en France sous anesthésie générale mais j’ai refusé. Mauvais souvenirs d’un AG en 2013. Je dois passer au bloc opératoire à midi. Sauf que. J’ai bu du lait avant de partir de chez moi. Scandale dans tout le service ( je te promets que tous les soignants ce jour là m’ont parlé de ce lait…). Je dois attendre 6 heures pour partir au bloc. Je pleure. Beaucoup. Je me suis déjà faite violence pour venir à l’hôpital dont j’ai la phobie. C’est le grain de sable qui enraye ma machine anxieuse. J’enlève ma charlotte, ma robe du bloc, mon bracelet. Je jette tout à la poubelle. Je me rhabille. Je suis prête à rentrer chez moi. La gynéco vient me voir. Et elle me dit : Vous vous rendez compte depuis combien de mois on repousse cette opération? J’ai bien peur que la prochaine fois qu’on se voit, le cancer ne se soit déclaré. Et là, c’est votre pronostic vital qui est engagé. La chimio. Vous avez des enfants. Je lutte. Je pleure. Et je finis par rester. Et attendre pendant quelques heures que mon sort soit scellé.

On me prépare pour le bloc. Pose d’un cathéter. L’anesthésiste est super sympa. Il me prépare un caque de réalité virtuelle et une casque audio avec de la méditation guidée. Je rentre au bloc. Il me met directement le casque de VR. Préparation, désinfection, installation dans les étriers. Pose d’un électrocardiogramme. Je suis concentrée sur la voix de méditation guidée. Je ne lâche rien mentalement. J’essaie de me détacher au maximum de ce qu’il se passe. L’anesthésiste me demande si je suis prête pour la piqûre au niveau du col. Je lui réponds que j’ai du mal à quantifier à la douleur que ça va être.

Il me propose de m’injecter du propofol. J’ai quelques secondes d’appréhension parce que mon retour à la maison après la première conisation n’a pas été tout rose. Les suites du propofol pas marrantes. Mais il dose ça bien. Je sens que ça détend mon cerveau. Je suis capable de supporter. J’ai eu 5 enfants sans péridurale. J’ai connu des choses dures. Je vais y arriver. Je suis un héros. Je sens l’odeur de la chair grillée, résultat du laser dans mon col. L’anesthésie locale s’efface un peu, je sens qu’elle me brûle le fond du col. Je bouge un peu. Tout le monde s’affole. Re injection d’un peu de propofol. Je garde ma concentration. Je vois une phrase qui s’affiche dans mon casque VR : C’est bientôt terminé. Je commence en avoir marre. Je sens que je perds ma concentration et ma respiration contrôlée. C’est la fin. Ouf. Je n’aurais pas tenu beaucoup plus longtemps. ON me met en salle de réveil durant 10 minutes. Mes jambes tremblent. Le stress retombe. L’effet du propofol. Je suis en hypoglycémie parce que à jeûn depuis longtemps. L’anesthésiste qui aurait dû s’occuper de moi plus tôt dans la journée discute avec son collègue. Il lui racontre qu’une imbécile a dérangé son planning du matin parce qu’elle a bu du lait. Bouffon. C’est moi. Dieu fait bien les choses. Puisque c’est son collègue trop gentil et bienveillant qui finalement s’est occupé de moi au bloc.

Je retourne en chambre. La gynéco vient me voir. Rdv dans 3 semaines pour voir si on est en marges saines. Si ce n’est pas un cancer. Si je vais enfin pouvoir être tranquille. Entre les deux conisations, une grande partie du col a été retiré. Il ne reste pas grand-chose. Pour l’heure il faut à tout prix éviter l’hémorragie les 15 prochains jours. Alors repos.

Fais ton frottis de contrôle. Fais le. Prends soin de toi. Le cancer du col de l’utérus est le mieux pris en charge s’il est pris à temps.


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