Oui. C’est mon sujet du moment. Tu m’excuses mais je suis en plein dedans, et j’essaie de comprendre comment je fonctionne. J’ai passé ces dernières semaines à m’éduquer sur le sujet, lire des bouquins, des études, confronter les informations qui sont diffusées avec ma propre expérience, lu des centaines et des centaines de témoignages sur le sujet de la périménopause. Et si je ne dois retenir qu’une seule chose de tout cela : les femmes ne sont pas éduquées suffisamment sur cette portion de leur vie, qui dure finalement pas mal de temps, et pire, les médecins ne sont pas pour la majorité, formés sur le sujet. Et quand je dis médecins, c’est au sens large. Généralistes ou gynécologues, même combat.
Je me suis spécialisée dans mon activité de naturopathe il y a quelques années sur la question des hormonesbet de la fertilité au féminin. Avec beaucoup de succès. Autant te dire que ce monde des fluctuances hormonales m’est extrêmement familier. N’en déplaise, mon programme Body BLOOM a aidé énormément de femmes, surtout que ce programme suit les femmes de la puberté à la fameuse ménopause. Ce programme c’est l’essence de ce que je pratique depuis des années et des années et qui MARCHE. Il n’est jamais question de leçon de morale, culpabilité, frustration, régime. Non. On apprend à renouer avec son corps au travers de l’amour et à redonner à son corps et à son esprit un sens de sécurité mérité afin qu’il ait l’énergie nécessaire pour faire face au quotidien.
La périménopause, en revanche, est différente. Je t’ai déjà rédigé un article ICI sur comment savoir que tu es bien en périmenopause, et à en reconnaître les premiers signes. Dès 35 ans, tu peux savoir si c’est bien ça.
Mais ici je vais tout de suite te dire ce qu’il en est : la périménopause n’est pas une question d’état d’esprit, d’un manque de volonté ou de laisser aller. Quand je lis sur tous les sites généralistes que tu peux y faire face simplement en mangeant moins et en bougeant plus, j’ai envie de HURLER. La périménopause est un dérèglement neuro endocrinien, et les symptômes sont exacerbés chez les femmes qui ont déjà connues la dépression, l’anxiété, le SPM, le TDPM, ou qui vivent de longues périodes de stress.
Oui on peut toujours, sans différence avec le reste de notre vie, faire de la méditation, de la respiration hypo pressive par exemple, réguler son système nerveux, avec de l’EFT par exemple, ceci dit, ce n’est pas ces choses là qui vont réguler tes hormones en dégénération. Oui tu peux continuer à soutenir ton métabolisme et tes cellules via l’alimentation, l’exposition à la lumière naturelle, en thydratant convenablement ( et non il ne s’agit pas de boire deux litres d’eau )et tout ce que j’enseigne dans body bloom ( et c’est d’ailleurs plus que conseillé de pratiquer ces enseignements des années avant la périménopause et durant évidemment, car ça évite bien des symptômes qui pourraient être pires). Mais même si la réalité est douloureuse et pourtant, nous sommes face à un processus naturel, ton oestrogène et ta progestérone déclinent, que tu le veuilles ou non, c’est là que surviennent tous les dérèglements chimiques qui causent des troubles anxieux ( souvent l’un des premiers symptômes qui indique que tu es en périmenopause, alors que là-bas dehors on te fait croire que ce sont les bouffées de chaleur), de la dépression sur des sujets fme qui n’ont jamais été dépressives auparavant, des TOCS qui se déclarent sans préavis ou encore de la rage incontrôlée. Je me suis donc employée à débunker 4 mythes liés à la périmenopause, qu’on lit partout, et qui me hérissent les poils du nez.
Mythe 1 : Parce que c’est normal et naturel, on doit souffrir en silence :
Les nouvelles lignes de conduite médicale recommandent de prendre en charge activement les symptômes, pas juste d’attendre la ménopause “en serrant les dents”. La périménopause peut durer entre 4 et 10 ans. Le taux de suicides est le plus élevé chez les femmes durant cette période.

Ce que les générations précédentes ont “enduré”, toi tu peux le comprendre, le nommer, et le traiter.
Mythe 2 : Tant que tu as tes règles et zéro bouffées de chaleur, rien ne te permet d’indiquer que tu es en périmenopause :
La périménopause affecte le cerveau, le sommeil, l’humeur, le métabolisme, la digestion, la libido, la peau, le cycle, les muscles… Bref, tout. Le Dr Mary Claire Haver insiste sur le fait que les symptômes les plus invalidants ne sont souvent pas physiques, mais neuropsychiatriques : anxiété, brouillard mental, irritabilité, pensées intrusives.
Et c’est pour cela que beaucoup de femmes passent à côté du diagnostic.
La périménopause peut commencer dès 35-38 ans, parfois même plus tôt.
Le Dr Louise Newson explique que l’âge moyen du début des symptômes est autour de 42 ans, mais que le processus hormonal peut démarrer bien avant les premières irrégularités de cycle.
Et ça n’a rien à voir avec l’âge auquel ta mère a eu sa ménopause. Chez moi je retrace certains premiers signes aux alentours de 38 ans. J’ai fait le lien en lisant le témoignage de centaines de femmes qui rapportent avoir développé une anxiété accrue à conduire tout court ou à conduire plus précisément sur les autoroutes, du jour au lendemain. Ça a été mon premier symptôme.
Mythe 3 : On ne peut te proposer un THS qu’une fois la ménopause confirmée :
Non, attendre d’avoir “12 mois sans règles” pour considérer un traitement, c’est souvent laisser les symptômes s’installer inutilement pendant des années.
Le Dr Mary Claire Haver encourage une prise en charge proactive de la périménopause, en expliquant qu’un traitement hormonal adapté peut soulager dès les premières années.
Ne rien faire “parce que ce n’est pas encore la ménopause” est une erreur courante, mais lourde de conséquences. Tu n’as pas à subir cette période. Et que tu choisisses un traitement hormonal substitutif naturel ou chimique, tu ne dois pas te laisser décourager par les refus de ton médecin, quitte à en changer. Fais toi confiance, tu connais ton corps mieux que quiconque !
Mythe 4 : C’est dans ta tête. Ressaisis toi. Ou prends des antidépresseurs.
Ce n’est pas “juste” de l’anxiété ou du stress, c’est biologique, hormonal, neurologique. C’est irrépressible. C’est envahissant. Handicapant. La phrase qui revient le plus souvent chez les femmes à cette période est : je ne me reconnais plus. Et la transition peut être brutale et soudaine.
La souffrance liée à la périménopause est minimisée par la société, alors qu’elle a des bases physiologiques réelles.
Les fluctuations hormonales impactent le système nerveux central, le sommeil, et l’humeur. Si tu as des doutes, tu peux aller sur le sub Reddit périmenopause anglophone ( tu peux le mettre en français), c’est l’un des seuls endroits sur Internet où les femmes échangent sans tabous sur ce sujet, et qui te permet de relativiser, certes, mais aussi de te dire que tu n’es pas seule, que d’autres femmes traversent cette tempête, que ça touche toutes les catégories socio professionnelles, les riches et les pauvres, que ça concerne d’anciennes athlètes ou des femmes qui n’ont jamais été sportives. J’ai fait un post sur Instagram où je recense 60 symptômes liés à la périmenopause. Ce que je veux dire, c’est ne te dis pas, ah non, ça ne peut pas être moi, juste parce que tu es dans le déni que tu vieillis, ou que ton ego en prend un coup.
J’espère que cet article sera lu, relu et repartagé, car on mérite d’être entendues, comprises, et que les tabous et les non-dits à ce sujet, s’effondrer au fil du temps.


Z’en pensez quoi?