Idéalement, je serais une artiste. Avec un chevalet pour supporter toutes mes émotions. Un appareil photo autour du cou pour capturer chaque sourire et coucher de soleil. Tenant un stylo noircissant des pages et des pages de pensées furtives et révolutionnaires. Ça, c’est mon moi profond. Marcher pieds nus dans mon jardin, fermer les yeux et profiter d’une caresse du vent et de l’odeur de l’humus après la pluie. J’imagine que c’est pour ça qu’actuellement j’ai tellement de mal à être alignée avec qui je suis intérieurement. En mode survie à courir après les solutions et les prochains deniers qui nous permettront de tenir un jour de plus. À prendre la place du père et de la mère depuis tant d’années, que mon âme féminine s’est rabougrie pour laisser place à cet hybride homme/femme capitaliste, sur lequel repose tant de responsabilités et dont personne ou presque ne se soucie.

Alors pour célébrer la poétesse en moi, je te partage ces modestes textes qui n’ont aucune vocations à êtres des chefs d’oeuvre.

Enjoy!

Poème 1 :

Des inconnus.
Ils m’ont dit  » good morning » avec un sourire franc,
Je marchais sur la corniche assez rapidement.
Assise, j’ai contemplé et tout s’est arrêté.
Sauf mon esprit qui a pu voguer, inspiré par la mer, libre et rythmée.
J’ai pensé à ce qu’était devenue l’humanité, plus confortable que jamais, et pourtant si déprimée.
J’ai médité sur la grandeur qui m’entourait, le vent déchaîné, le ciel bleu et immense,
Et sur la petitesse de ma personne, de mes problèmes, quelle prise de conscience!
Il y avait ce chien à trois pattes, dans l’attente de reconnaissance, d’avoir accompli ce que les autres font sur quatre.
Il y avait cette famille qui faisait planer un cerf volant, riant et partageant un moment loin des écrans.
Il y avait au loin, ces hommes tirés par la force du vent, que j’admirais tant.
Il y avait ces bourgeons qui pointaient le bout de leur nez, comme une promesse de printemps.
Il y avait la simplicité d’une vie mise en suspend.
Cela a autant rempli mon âme que cet amour que j’attends impatiemment.
L’homme sait encore vivre, le monde est encore beau, il suffit de s’arrêter, et de connecter avec la Création plutôt qu’avec le monde virtuel qui est un concentré de passions.

Poème 2 :

L’autre est tourment.
Je n’ai jamais connu l’autre autrement.
L’humain prend. Je suis son pansement.
Il vole le temps,
Trop souvent il ment,
Et j’y suis retournée bien trop souvent.
Portée par l’espoir, ou la peur de l’abandon,
Bercée d’illusions, de promesses faites un soir,
J’ai donné et donné jusqu’à m’oublier.
Je crois que je n’inspire pas l’amour.
Certaines sont muses, de moi on s’amuse.
J’étais guérie. Mais l’est -on vraiment jamais?
Il a suffit d’un léger souffle de déception, pour faire voler en éclats toute ma progression.
Partagée entre hurler ma vie et la taire à jamais,
Entre demander et ne plus jamais espérer.
Sont-ce là les paroles d’une âme torturée ? Plutôt la réalité de bien trop de personnes sans voix. Désabusées et usées.
Est-ce vraiment ça l’autre? N’est ce jamais un havre de paix? Un refuge?
Est- ce toujours une punition? Est-ce là la définition du mot  » relation »?
N’y a-t-il aucun endroit sécurisé où l’on peut-être entièrement soi même à l’abandon?
N’y t’il qu’en nous que l’on trouve force et compréhension ?
Alors pourquoi tant de textes qui évoquent l’amour si ce n’est qu’une illusion?


Poème 3 :

Et cela revenait par vagues. 

La routine endormait la douleur, il fallait faire et avancer, aucun autre choix n’était permis. 

Mais des pincements au coeur et à l’âme, allaient et venaient lors de moments trop calmes ou trop silencieux. 

Pas assez puissants pour ébranler cette forteresse qu’elle s’était construite au fil du temps. Elle avait connu l’abandon, la douleur, la solitude subie, car depuis elle vivait une solitude choisie.

Ces pincements étaient les échos des heurts passés qui résonnaient et lui rappelaient qu’elle avait survécu à cette vie sans amour perceptible. Mais elle ne pouvait laisser aller son esprit à divaguer sur ce qui avait été. La seule chose qui lui permettait de rester saine d’esprit c’était ce présent, cadeau du temps, qui maintenait son esprit et ses mains occupés suffisamment pour ne pas désespérer. Ces plus belles années étaient peut-être révolues. Ou pas. Elle ne croyait pas aux quantificateurs. L’âge, le poids, le salaire. Des chiffres qui ne ne permettent jamais de juger de la véritable beauté d’un être. Mais elle se rassurait. Tant qu’elle ressentait ces pincements c’est qu’elle vivait. Et tant qu’elle vivait, alors tout était encore possible. Tout. Et jamais plus, non, jamais plus, elle ne sacrifierait une part d’elle même pour un monde qui l’a toujours ignoré. Elle serait entière. Imparfaite. Dispersée. Et cela suffirait.

Poème 4 :

Émerveillons nous devant la renaissance,

Devant l’incroyable beauté et les senteurs florales,

Du printemps, saison de l’espérance, saison de renouveau végétal.

Laissons ces signes être nos guides que tout a une fin mais également une deuxième vie,

Qu’après le froid, la perte et la retenue,

Les bourgeons face au soleil sourient.

Les journées s’allongent et les jonquilles sont les premières à nous raconter leur bonheur,

De poindre hors de terre et de faire briller le regard des promeneurs,

 Ô printemps tu es bel et bien là, vainqueur flamboyant aux couleurs roses, vertes et lilas.

Poème 5 :

Ils t’aimeront si tu changes.
Ils t’aimeront si tu te tais.
Ils t’aimeront si tu patientes.
Ils t’aimeront si tu disparais.
À partir du moment où il y a un si,
Alors jamais il ne sera question d’amour.
Ne perds pas ton temps à prouver qui tu es aux gens du mépris,
Ils veulent que tu sois leur marionnette,leur prisonnière,tu n’es qu’un contour.
Tu mérites l’amour qui te devine et t’accepte, que tu sois brillante ou brisée,
Vibrante ou épuisée,
Fille, femme ou amie, tu mérites la meilleure des compagnies.
Tu as eu un passé compliqué on te reprochait d’être Imparfaite,
Choisis un futur simple, où se conjuguent ton être et ton paraître.

Poème 6 :

J’aimerais avoir le courage de tout laisser derrière pour tout recommencer, mais j’ai déjà le courage de tout assumer avec un bout de mon âme à jamais condamnée.

J’aimerais avoir le courage de sourire à des inconnus, mais j’ai déjà le courage de retenir mes larmes et d’avancer un jour de plus. 

J’aimerais avoir le courage de laisser quelqu’un entrer dans ma vie, mais j’ai déjà le courage d’écouter les gens donner leur avis. 

J’aimerais avoir le courage de voyager et découvrir de nouveaux pays, mais j’ai déjà le courage de voyager en moi pour guérir mes soucis. 

J’aimerais avoir le courage d’aimer et de me laisser aimer enfin, mais j’ai déjà le courage de m’aimer et de m’accepter et je reviens de loin.

Lequel est ton préféré ?

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